dimanche 17 juin 2012

Justin Bieber - Believe

Justin Bieber monochrome

Baby take a chance or you’ll never ever know
I got money in my hands that I’d really like to blow
Swag swag swag, on you


On s'est souvent demandé quand allait mourir le phénomène Bieber, à partir de quand les jeunes filles à appareils multibagues et les producteurs à gros cigare de chez Island Records allaient lâcher le chanteur à la mèche pour un phénomène plus frais et plus lucratif. Après deux albums vendus à plus de 15 millions d'exemplaires, une tournée mondiale et un biopic en 3D, Justin Bieber a eu le temps de muer, d'avoir une petite amie célèbre Selena Gomez (à prononcer "Silina Goumez" pour ce qui comprendront la référence) et d'atteindre la majorité (18 ans, et oui...). Et le phénomène Bieber est toujours aussi virulent auprès des jeunes filles en fleurs, au grand désespoir des haters qui ont oublié qu'ils écoutaient les Hanson et les Backstreet Boys plus jeune.

Pourtant, sans tourner le dos aux codes de la culture pop teenage qui l'a élevé au sommet, Bieber a su en une année opérer une reconversion dans la culture urbaine : un album de remixes où apparaissent Kanye West, Raekwon et Tyga, une performance rap plutôt remarquée sur la mixtape de Chris Brown et même des freestyles sur les radios américaines. Bieber n'a pas lésiné sur les moyens pour tenter de faire oublier ses antécédents. Believe, son dernier album, s'inscrit logiquement dans cet effort de street cred'. Entre producteurs à gros tubes (Diplo, Hit-Boy, Rodney "Darkchild" Jerkins, Bei Major) et rappeurs à succès (Drake, Big Sean, Nicki Minaj), JB (sisi) a mis toutes les chances de son côté.

Cela ne vous rappellerait-t-il pas quelqu'un ? En 2002, un autre Justin (Timberlake) tournait le dos à son groupe aux pop songs sucrés pour se lancer en solo. Mais pas n'importe comment. En travaillant avec les Neptunes, Timbaland, Brian McKnight, Janet Jackson et les Clipse, Justin Timberlake a su s'imposer en tant qu'artiste à part entière et Justified reste un classique du genre en matière de reconversion musicale.
Mais n'est pas Timberlake qui veut. Si Believe comporte quelques "lumières" à commencer par l'entraînant single Boyfriend, produit par Mike Posner, le reste de l'album est malheureusement plombé par des ballades fades et sans intérêt et des titres qui raviront les fans de Guetta et les auditeurs de Fun Radio. En bon album pop, Bieber se doit de contenter tout le monde, quitte à décevoir ceux qui avaient vu en lui un Timberlake-wannabe. On se contentera tout de même des très bons Catching Feelings, Maria et Right Here en compagnie de son compatriote Drizzy.

A une époque où le succès se mesure au nombre de vues sur YouTube, et quand on sait que le chanteur cumule plus d'un milliard de vue sur le site (dont plus de 700 millions pour le seul clip Baby), Bieber est clairement sur le toit du monde de la pop music. Ne manque plus qu'il déshabille une star du R&B vieillissante devant des milliards de téléspectateurs.







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