lundi 16 août 2010

The Roots - How I Got Over


"You don't say good luck, you say don't give up. It's the fire inside you, let it burn"


L'album est sorti il y a maintenant 2 mois mais je n'avais pas pris le temps de me pencher sur cet neuvième album studio des Roots. The Roots : un nom qui inspire un profond respect, tant pour leur lourde contribution au Hip-Hop (plus de 20 ans de carrière, des dizaines de classic shits) que par leurs performances scéniques. Ayant eu la chance de les voir jouer au concert de KanYe West en 2008, je peux vous dire qu'ils savent mettre le feu !

Comme toujours, le casting est fourni mais trié sur le volet : John Legend, Monsters of Folk, les chanteuses de Dirty Projectors apportent une variété vocale intéressante aux compositions ultra-léchées du groupe.

How I Get Over est mené comme une quête spirituelle. La recherche de soi, la recherche du bonheur sont les thèmes récurrents de la première partie de l'album (Radio Daze, Walk Alone). Sur Dear God 2.0, véritable prière du XXIème siècle, le groupe nous fait part de ses interrogations face au Monde actuel, au terrorisme ou au changement climatique. Why is the world ugly when you made it in your image ? And why is livin’ life such a fight to the finish ?
L'album change petit à petit d'ambiance, passe du mineur au majeur (comme on apprend au solfège !). Peu optimistes au départ, tourmentés par des questions sans réponses, Black Thought et ses acolytes nous rappellent qu'il faut rester digne face à la difficulté, ne jamais abandonner, ne compter que sur soi-même (Livin life in these cold streets who's worryin 'bout you, babe ?), profiter d'une vie trop courte pour attendre et prier Dieu. Point culminant de l'album, le single The Fire, accompagné de John Legend, apporte en partie ces réponses.

En outre, les voix des 3 chanteuses du groupe de rock indie Dirty Projectors, Amber Coffman, Angel Deradoorian et Haley Dekle, nous accompagne sur ce chemin. Mystérieuses et lointaines sur l'intro A Piece of Light, leurs voix se rapprochent en crescendo sur Dillatude The Flight Of Titus, telle une lumière qui se rapproche, comme la fin d'un tunnel, d'une quête qui s'achève avec Tunnel Vision, court interlude plein d'optimisme.
C'est avec Web 20/20 et Hustla, les deux chansons "hors-sujet", que se conclut cet album (un peu comme Birthday Girl sur le précédent album). Hors-sujets certes, mais qui prouvent que les Roots savent encore nous faire du hip-hop bien lourd et efficace.

Les Roots nous livre donc un album haut-de-gamme, comme à leur habitude, moins contestataire que le précédent mais bien plus intimiste, plus personnel et moins négatif qu'il n'y paraît.




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